Magnésiens (Mg)

Le magnésium est le cœur de la molécule de chlorophylle : sans lui, pas de photosynthèse. Une carence se voit d’abord sur les feuilles, qui jaunissent entre les nervures, et se paie directement en rendement. Les sols sableux, acides ou fortement pourvus en potasse sont les plus exposés.

Questions fréquentes — Engrais magnésiens

Comment reconnaître une carence en magnésium ?

Le symptôme typique est une chlorose internervaire : la feuille jaunit entre les nervures, qui restent vertes. Elle apparaît d’abord sur les feuilles les plus âgées, le magnésium étant mobile dans la plante, qui le redirige vers ses jeunes organes. Sur betterave et pomme de terre, les plages décolorées virent ensuite au brun rouge. Une analyse de terre ou de plante confirme le diagnostic avant tout apport correctif.

Quels sols et quelles cultures sont les plus exposés ?

Les sols sableux et filtrants, où le magnésium est lessivé comme la potasse, les sols acides, et les parcelles fortement pourvues en potassium : le K et le Mg entrent en concurrence à l’absorption, si bien qu’un excès de potasse peut bloquer l’entrée du magnésium. Les cultures les plus sensibles sont la pomme de terre, la betterave, le maïs, la vigne et les prairies de fauche.

Kiésérite ou magnésie : quelle différence ?

La kiésérite est un sulfate de magnésium monohydraté : le magnésium y est soluble dans l’eau, donc disponible immédiatement quel que soit le pH du sol. Les magnésies sous forme d’oxyde ou de carbonate ne se libèrent qu’en milieu acide et agissent lentement : elles relèvent de la logique d’amendement, pas de la fertilisation de l’année en cours.

Quand apporter le magnésium ?

En apport de fond avant l’implantation, ou en sortie d’hiver pour corriger une carence installée : la forme sulfate étant directement assimilable, l’effet est rapide. Sur cultures pérennes et prairies, un apport d’entretien régulier est plus efficace et moins coûteux qu’un rattrapage massif une fois les symptômes visibles.

Faut-il compter le soufre de la kiésérite dans le plan de fumure ?

Oui, et il pèse lourd : à 50 % de SO3, un apport de 200 kg/ha apporte déjà 100 unités de SO3, soit davantage que le besoin annuel d’un colza. Intégrez-le au raisonnement soufre de la parcelle plutôt que de le cumuler avec un engrais soufré appliqué à la même période.

Une question qui n’est pas dans cette liste ? Posez-la à notre équipe, nous répondons sous 24 h.

Voici le seul résultat